[b
]Acte 1: enfance
Je te remercie Maman de m'avoir donné la vie,
Ineffable Amour grâce auquel je suis en vie;
Pendant neuf mois, tu m’as porté patiemment,
Ce don de Toi, d’Amour et de vie, tu l’as fait sciemment ;
Tu as entretenu avec moi, une secrète relation intime,
Du fond de tes entrailles, ma réponse n'était qu'infime ;
La magie de ton affection en moi transmis,
Alimente, l’Amour qui de moi est retransmis ;
Ce don de Toi en moi entier,
A fait de moi en Amour, un rentier ;
Patience héroïque qui t'as permis de m'élever,
Acceptant toutes les contraintes qui t'étaient élevées;
A Tchinouka, nous vivions dans la souffrance,
Mais tes souffrances ont habité mon enfance;
Quand devenu conscient, je t'ai découvert,
Tout le boulot, mon Dieu était déjà à découvert;
Toi seule connaît le poids de cette tâche,
Que tu as accompli pour moi sans aucune entache;
Tu ne t'es jamais plainte de tant de labeur,
Travail qui parfois peut tourner au bonheur;
Cette besogne est un don gratuit de toi-même,
De même que tu as aimé ton frère comme toi-même;
Si, je me rappelle que tu t'es plainte parfois,
Manifestant pour l'école ta vive foi;
Puisque de l'instruction, on t'avait éloigné autrefois,
Par tes parents, qui ne s'y trouvaient aucune fois;
Ton profond désarroi, ainsi manifesté,
De ne pouvoir subvenir à nos besoins attestés;
Étant analphabète et exclue du travail,
Exclusion du partage des revenus du travail;
J'ai longtemps compatis à cette injustice,
Qui m'a poussé un jour à te rendre justice;
La profonde douleur qui était alors la mienne,
M'a conduit à te venger par l'instruction qui est la mienne;
Acte 2: études + éloignement
Du fait de ces études, ton fils s'est éloigné,
Loin de Pointe- Noire qui lui était épargnée;
Ton cœur meurtri ne s'est pas manifesté,
Permettant à ton fils d'acquérir cette majesté;
Marquant son empreinte, la vie nous a séparé,
Les événements montrant que tout était préparé;
S'étant allumée, la fusée de la 2ème génération,
A été propulsée au-delà des nations;
Au fond de moi , c'est pour élever cette étoile,
Que tu es ma Mère et faire briller ton étoile;
Ceci s'est fait dans un esprit d'Amour secret,
Qui jusqu'alors était resté bien discret;
Moteur oui, tu as été ma lumière énergétique,
Lumière, qui a des origines génétiques;
Chemin éclairé certes, ayant des conséquences,
Qui pour la vie avaient de multiples fréquences:
Les années sont passées, l'enfant est devenu mâture,
De par ses enfants qui sont d'une autre nature;
Et pour Toi ma Mère, l'attente était très longue,
De cet enfant vengeur, qui n'était plus qu'une ombre;
Pardon Maman de cette longue attente,
De laquelle je mérite de payer une "patente";
Que pouvais-je faire, Mère chérie,
Dans ce pays lointain, où la vie ne m'a pas chéri;
Mon Amour pour Toi était resté intact,
Et tout ce que j'ai fait était pourtant exact;
Excuses pour le temps où nous n'étions pas d'accord,
Il est courant dans la vie d'avoir des désaccords;
Pour l'Amour de Maman, j'ai fais ce que j'ai pu,
j'espère quand même que cela t'avait plu;
Je t'aime Maman, mon Amour, mon étoile, ma lumière,
En dehors de Toi, je n'ai plu le même éclat de lumière;
Ne sois pas déçue, si tes attentes n'étaient pas réalisées,
La vie nous mène parfois sur des champs Élysées;
Acte 3: La compréhension
Fortement propulsée, la 3ème génération est sur orbite,
Tourne dorénavant, comme les yeux dans les orbites;
Tu avais comme tout parent ta facture,
La mienne n'est pas une fracture;
Comme parent, elle s'est manifestée mon addition,
Que je ne conçois pas comme une punition;
Je comprends mieux toutes leurs rotations,
qui ne correspondent pas toujours à mes aspirations;
Comme quoi, la vie nous rattrape toujours,
Comme chaque matin arrive le bonjour;
Tes leçons de vie, me rattrapent et m'accompagnent;
Comme le faisaient autrefois sur ton corps tes pagnes;
Tous les jours m'accompagne ton héritage,
Qui désormais fait partie de mon paysage;
Ton être, tes réflexions, ton enseignement cultive ma mémoire,
La conservation de ta mémoire n'est pas un devoir d'histoire;
Maman le savait bien qu'elle avait raison,
Observant l'enfant adulte qui semblait perdre la raison;
Avec un Amour filial, je te rends Hommage,
Mon approche vers Toi me rappelle les Rois Mages;
Douceur attentive éternelle main tendue,
Ton absence Maman ne m'a jamais détendu;
Acte 4: La séparation
Le jour de ton départ, tu as gardé le silence,
Attitude compréhensible, car tu partais en silence;
Tu t'es éloignée et tu ne m'a rien dit,
Je sais pour me réconforter que tu es au Paradis;
Où que tu sois saches Maman que je t'aime,
Amour d'un enfant qui est resté le même;
Le vide s'est installé, oui je te cherche toujours,
Chagrin dans mon cœur qui ne compte que les jours;
Que faire maintenant, je dois vivre avec,
Lorsque je pense à Toi, je ne peux que fermer mon bec;
Quand à Brazza, dans la pauvreté, j'étais errant,
Allant de place en place comme un héron;
De Ponton, tu es venue, m'apportant à manger,
Sans pour autant, te sentir dérangée;
Mon MERCI d'aujourd'hui n'y changera rien,
Au fond de moi , je sais que sans Toi , je ne suis rien;
J'accompagne la 3ème génération qui est dans la fusée,
Jusqu'au jour où pour te rejoindre, je prendrai ma fusée;
Je t'aime toujours Maman,
je pense à Toi ma Maman.
http://www.youtube.com/watch?v=blboLcraAHU
"
Tchi tchiamouna mouendu tchi ke nku tuala",
Rosine Mboumba.
Ton fils, Hervé Borgia Tchissambou, Tous droits réservés.
Trés emotionnel superbe poème!!!rien a dire mais juste a lire.. vs etes un prof extra!!a biento!!!
http://null.centerblog.net
Peut-être parce que je me sens concernée, celui là est de loin mon préféré...De tous vous êtes un prof très apprécié, en plus vous avez des talents cachés !
Mon commentaire est enfin déposé, à la rédaction de notre poème vous pouvez vous atteler...
J'aurais tant aimé te rencontrer, mais ce n'est pas grave, cela se fera auprès du Christ.Ton petit fils.
Patrick
Pas mal le titre!!!! Très bon!Quel bel hommage à votre mère ! Il est vraiment magnifique, merci beaucoup. A bientôt.Magnifique et très émouvant.Bonsoir Monsieur,
Quelle agréable surprise de lire vos poèmes.Celu-ci est très poignant et si révélateur.Les mères sont une pierre angulaire malheureusement irremplacable.
Longue vie à vos poèmes.Je ne savais qu'en plus d'être un professeur d'allemand hors pair vous aviez des talents de poètes.
Une ancienne isppienne
J'ai lu plusieurs de vos poèmes Mr. Tchissambou, mais celui ci m'a ému plus que tout, beaucoup de sentiments s'en dégage et une telle pureté, un amour véritable et sans cesse de durer que celui d'un enfant vers sa maman ou d'une maman vers son enfant.Je ne savais pas que mon cher professeur était un brillant poète.
Je vous souhaite une excellente semaine
Je pense qu'une mère est la chose la plus belle et la plus chère que l'on puisse avoir dans toute une vie... C'est un bel hommage que vous faites là... J'ADORE ! :)